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Parc Dragon Ball dans le Val-d’Oise : douche froide venue des ayants droit japonais : Actualités - Orange

TheTools · 03.09.2026 12:18 · source · permalink

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© Cover Images/ABACA

Annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron, le projet de parc d’attraction financé par l'Arabie saoudite subit un premier coup d'arrêt. La société japonaise Toei Animation affirme n'avoir accordé aucun droit sur la licence Dragon Ball, relaie Le Parisien.

Le projet de parc d’attraction dans le Val-d’Oise cher à Emmanuel Macron et au prince saoudien Mohammed ben Salmane essuie un important revers. La société japonaise Toei Animation a démenti lundi 31 août avoir donné le moindre accord pour l’implantation d’un parc consacré à la licence Dragon Ball sur l'ancien site du parc abandonné de Mirapolis, indique Le Parisien. Dans un communiqué très ferme, l’un des principaux ayants droit japonais du manga culte indique n'avoir accordé "aucune autorisation à ce sujet" et affirme aussi n’avoir "connaissance d’aucun fait de ce type".

Cette mise au point intervient quelques jours après l’annonce par l’Élysée d'un investissement saoudien de 6 milliards d’euros pour créer trois parcs à thème à Cergy-Pontoise. Bien que le nom du célèbre manga n'ait jamais figuré dans les documents officiels de Qiddiya Investment Company, des rumeurs persistantes, amplifiées par des articles de presse et des déclarations ambiguës d'Emmanuel Macron sur le réseau social X, avaient alimenté les spéculations. En matière de droit de la propriété intellectuelle au Japon, l'exploitation d'une marque d'une telle envergure nécessite pourtant des négociations complexes et un accord formel entre plusieurs acteurs, dont l’éditeur Shueisha, Bird Studio et Bandai Namco. Le communiqué de la Toei précise par ailleurs que les illustrations et dessins conceptuels utilisés à de nombreuses reprises par la presse ne représentent pas le projet francilien, mais le projet d’un parc à thème Dragon Ball de 500 000 m² en Arabie saoudite.

Le projet fait face à d’autres contraintes

Ce projet de parc saoudien dispose par ailleurs d'un partenariat avec les ayants droits depuis plus d'un an, le dossier français ne présente pour l'instant aucun calendrier arrêté. Si les discussions menées en coulisses depuis le printemps 2025 entre les représentants saoudiens et les décideurs franciliens n'excluent pas l'aboutissement ultérieur d'un accord pour l’obtention de la licence, la prudence reste de mise. Les collectivités locales, à l'image de la région Île-de-France, se sont d'ailleurs limitées à saluer le montant des investissements prévus sans évoquer le célèbre manga.

Au-delà des incertitudes juridiques liées aux franchises nippones, ce projet d'aménagement d'envergure se heurte déjà à d'importantes contraintes logistiques et politiques. Le futur complexe fait face aux réticences des riverains, aux oppositions d'élus écologistes préoccupés par la préservation des terres agricoles, ainsi qu'à de lourds défis d'infrastructure. L'accessibilité du site via le RER A et l'autoroute A15, la gestion du foncier occupé et les exigences de compensations locales constituent autant de verrous que les promoteurs devront lever avant d'envisager le moindre coup de pelle.

publié le 3 septembre 2026 à 14h18, Benjamin Jung, 6Médias avec L'Express

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